Une ville historique

C'est au début du 19e siècle, plus précisément en 1807, après quelques années de colonisation que fut proclamé le canton de Lochaber par les premiers colons écossais, venus de Thurso en Écosse. Sur les rives de la rivière des Outaouais, au sud-ouest de Papineau, Thurso, dont la constitution par détachement du canton de Lochaber, se fit le 16 janvier 1886, s'est tranquillement réalisée à travers les ans, à l'ombre des collines laurentiennes, dans une plaine riche et fertile du sud du canton.

La proximité de la voie navigable de la rivière des Outaouais permet le développement de l'industrie du bois, pilier de la colonisation de l'époque, cette industrie est toute aussi importante aujourd'hui pour notre économie locale. On voyait circuler, de la rive, de grands radeaux de pins équarris descendant la rivière des Outaouais pour aller alimenter les chantiers navals anglais. Le chemin de fer, qui reliera Montréal à Hull, arrive à Thurso en 1877. À cette époque, la petite communauté compte déjà plus de 2000 âmes que se partagent les religions Baptiste, Protestante et Anglicane; une diversité culturelle d'écossais, d'irlandais et de canandiens français qui contribuent courageusement à l'essor de Thurso.

Après le départ de la W.C. Edwards, dont le moulin brûle vers 1868, c'est la compagnie Singer qui vient s'installer à Thurso en 1925 et qui fait construire un chemin de fer vers Duhamel afn de faciliter l'approvisionnement en fibre de ses installations à Thurso. En 1956, La Thurso Pulp and Paper, propriété de la compagnie Singer, exploite le moulin à papier qui est passé au fil des ans entre les mains de plusieurs autres compagnies dont Les industries James Maclaren, Noranda et Nexfor/Papiers Fraser.  Aujourd'hui, c'est Fortress Cellulose Spécialisée qui s'est porté acquéreur de l'usine pour produire éventuellement de la pâte à rayonne.

À travers tout cela, la ville de Thurso voit le jour le 16 février 1963 et porte toujours fièrement aujourd'hui son statut de ville, la seule ainsi reconnue dans la M.R.C. Papineau. Malgré de nombreuses difficultés qui la touchent aujourd'hui, ses élu(e)s et ses administrateurs réussissent à donner aux citoyennes et aux citoyens de Thurso, au nombre de 2284,des services hors du commun. Thurso est reconnue comme un leader régional pour les sports et loisirs (on a qu'à penser à notre vedette locale, Guy Lafleur), on y retrouve un aréna, un site pour le curling, des terrains de soccer, des aires de jeu et des jeux d'eau pour les plus jeunes, un terrain de golf à proximité, etc.

Thurso a également été reconnue pour devenir le parc industriel régional de la M.R.C. Papineau. L'arrivée de l'autoroute 50 et la remise en service du traversier à la fin de l'année 2008, sont un encouragement certain pour la continuité du développement de la ville de Thurso. Plusieurs projets, de développements résidentiels et industriels, sont sur la table actuellement, signe de la détermination des gens d'aujourd'hui, comme leurs ancêtres à l'époque de la colonisation.

Description et symbolisme des armoiries

  

Les armoiries de Thurso furent établies, dressées et peintes par le Collège Canadien des Armoiries à Montréal, Qc.

 Blasonnement:

De gueules à trois fasces d'or, au lion d'argent brochant.  L'écu est entouré de branches de feuilles d'érable au naturel.  Sur un listel sous l'écu, la devise:  "Concordia et Fidelitas"

Explications:

Thurso doit son nom à un ministre des Postes qui connaissait son histoire... et ses électeurs.  Lors de la création du premier bureau de poste, les habitants de cette partie du canton de Lochaber demandèrent au ministre de nommer la nouvelle localité "Cameron" parce que les pionniers du village appartenaient en grande partie à ce clan écossais.  Le ministre dut refuser étant donné qu'il y avait déjà une localité canadienne de ce nom, mais il proposa le nom de "Thurso", qui est une petite ville du nord de l'Écosse et d'où les habitants de Lochaber étaient originaires.

Le canton de Lochaber lui-même doit son nom à un district fort boisé du comté d'Inverness, en Écosse.  La municipalité du canton de Lochaber, Canada, fut érigée le 1er jullet 1845.  Le 16 janvier 1886, la municipalité du village de Thurso était érigée en vertu du Code Provincial.  L'année suivante, soit le 4 octobre 1887, la paroisse Saint-Jean L'Évangéliste de Thurso (ainsi nommée en l'honneur du premier missionnaire du canton, l'Abbé John Brady), était érigée canoniquement.  Au mois de décembre de la même année, la paroisse était érigée civilement.

En dressant les armoiries de Thurso, le Collège Canadien des Armoiries s'est appliqué à rappeler les origines de la fondation de Thurso.  C'est pourquoi le fond des armoiries de Thurso est "rouge"; cette couleur ayant été empruntée au blason du comté d'Inverness, en Écosse.  Les "trois barres d'or" sont extraites des armoiries de la famille Cameron avec cette différence que les barres qui figurent dans les armoiries des Cameron sont rouges sur un fond d'or.  Le "lion" est le symbole de la force, du courage, de la magnanimité, il est aussi le symbole principal des armoiries de l'Écosse.  Toutefois, le lion des armoiries écossaises est rouge au lieu d'être d'argent comme dans le armoiries de Thurso.  La date de son apparition dans les armes de l'Écosse est incertaine, certains auteurs sérieux croient que le lion écossais dérive probablement du lion qui figurait dans les armoiries des comtés de Northumberland et de Huntingdon.  La chose n'est certes pas impossible si l'on considère que plusieurs rois d'Écosse étaient issus de ces deux familles.  Il apparaît pour la première fois sur le sceau du roi Alexandre III, roi d'Écosse de 1249 à 1285, le conserva lui aussi sur son sceau.

Devise:

 "Concordia et Fidelistas"

La devise de Thurso se traduit par:  "La Concorde et la Fidélité".  C'est la même devise que celle portée par le comté d'Inverness et rappelle de cette façon l'origine des premiers habitants de Thurso.